L ‘ A T E L I E R


SALON | ATELIER : “Gabriel FAURÉ” :


En rentrant dans ce petit atelier, vous constaterez que ce lieu est conçu pour la création artisanale, l’écoute musicale mais également l’échange entre artistes. J’ai imaginé un lieu à mon image, où des musiciens peuvent venir jouer ou discuter. Vous pouvez y boire un thé ou un café en compagnie du luthier et le voir travailler sur ses instruments.

Ainsi, si nous proposons les services habituels, comme les réparations, les locations d’instruments, les reméchages etc, la majeure partie de notre atelier reste avant tout focalisée sur la fabrication artisanale de violons, d’altos et de violoncelles .

À venir : Piano Art-Déco M.A.G, mis à disposition (Mai 2024) Zone d’exposition artistes locaux (Septembre 2024)


PROCESSUS DE CREATION :


Tout commence par la conception

Avant le premier coup de gouge, je cherche un concept de sons, de formes et de textures pour aller vers une idée précise qui correspondra parfaitement au musicien.

Cet instrument devra traverser les âges, évoluera avec son possesseur. Le Violon est le prolongement du bras du musicien, il est la voix de son expressivité ….

Il est alors primordial de créer un instrument d’art unique et convenant parfaitement, autant visuellement qu’auditivement, au musicien. C’est dans ces conditions, que l’artiste pourra exprimer l’ensemble de ses sentiments à travers le violon.

Il naît alors, par l’alchimie produite entre les sentiments de l’artiste lors de l’interprétation, et le timbre du violon, un mélange qui émeut le spectateur.

C’est ainsi que de grandes œuvres musicales peuvent être si bouleversantes.


Ensuite, vient la création

Après avoir minutieusement choisi le bois, je m’atèle à la création de l’instrument en mettant dans chaque détail et dans chaque coup d’outil mon intention de départ.

Ainsi le violon ou violoncelle prend forme peu à peu. Les méthodes utilisées sont ancestrales, héritées des Maîtres luthiers de l’âge d’or du violon.


Et enfin, vient se poser le vernis

Une fois l’instrument achevé, je m’attelle à la finition de l’instrument pour lui permettre de recevoir son vernis. C’est avec méticulosité qu’il faut travailler afin de donner une texture précise au bois une fois le vernis appliqué. La finition doit également permettre de créer une homogénéité sur l’ensemble de l’instrument.

La recette du vernis est très ancienne, à base d’huile de lin et de colophane. Visqueux et coloré il est appliquée au pinceau et à la main. C’est le point final d’un travail sur le son et sur l’esthétique : Créer un vernis lumineux aux couleurs chaudes, assez souple pour avoir la parfaite émission du son et assez rigide pour traverser le temps.